Il fait plus chaud qu'à l'extérieur, quel que soit l'étage. Les rythmes s'amplifient, les crânes explosent, le son compte bien plus que la mélodie.
Il faut vivre à 800 à l'heure et mourir juste après. Vivre trop vite pour avoir le temps d'écouter la fin du tube de l'été.
Les taxis klaxonnent en vain, et la vie ne doit s'écouler que dans l'instant.
Peu importe le lendemain, pourvu qu'il soit pire. Il n'y aura pas d'air dans l'appartement, encore moins dehors. Peut-on imaginer torture plus affreuse que d'être réveillé par la sonnerie d'un téléphone portable? Il faut répondre, à défaut de mourir... Les pas trébuchent sur les bouteilles vides, le front se heurte aux portes entrouvertes.
Aucun souvenir de la veille, aucun projet pour le soir. Pour le moment, il suffira d'écouter de la musique classique en se reflétant dans la télévision éteinte.
La décadence n'est pas seulement une quête de rédemption; c'est surtout un mode de vie.